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Haute-Vienne : intervention du GIGN contre un forcené armé et retranché

Auteur : Pablo Agnan - publié le
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© Gendarmerie nationale

Sur fond de violences conjugales, un homme, alcoolisé et armé, s’est retranché chez lui, à Cussac, dans la Haute-Vienne, dans la nuit de vendredi 22 à samedi 23 janvier. Il s’est rendu au petit matin aux hommes de l’antenne GIGN de Tours.

Peu avant une heure du matin, dans la nuit de vendredi 22 à samedi 23 janvier, les gendarmes de la compagnie de Saint-Junien, dans la Haute-Vienne (87), reçoivent une alerte inquiétante.

Il est minuit passé, quand les militaires recueillent en effet l’appel d’une jeune fille de 15 ans. Réfugiée chez ses voisins, elle leur indique que son père, alcoolisé, aurait tenté d’étrangler sa mère au cours d’une violente dispute. Cette dernière a rapidement réussi à la rejoindre et confirme les faits aux gendarmes.

Très rapidement, un large périmètre de sécurité est mis en place autour du domicile, situé à Cussac, par les militaires de la compagnie de Saint-Junien, de la communauté de brigades de Saint-Laurent-sur-Gorre et du PSIG Sabre de Limoges. Car entre-temps, de nouvelles informations alarmantes sont parvenues aux oreilles des gendarmes.

Retranché chez lui avec son autre fille de trois ans, l’individu serait alcoolisé et armé. Il posséderait plusieurs fusils de chasse. Vingt gendarmes sont alors sur place. Trois négociateurs arrivent en renfort de Limoges pour évaluer les risques de cette situation plus que délicate et toujours périlleuse.

Le GIGN en renfort

Si les affaires de forcené retranché sont malheureusement régulières, le traumatisme des trois gendarmes tués à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, est encore présent dans toutes les têtes. Si le profil de l’individu n’est pas considéré comme « dangereux », rien n’est à exclure et aucun risque n’est pris. Vers 3 heures du matin, les négociateurs décident donc d’appeler le GIGN en renfort. L’antenne de Tours dépêche alors son unité d’alerte. Treize militaires arrivent sur place et prennent le relais.

Au final, et après huit heures de négociations, l’individu s’est finalement rendu aux forces de l’ordre au petit matin, sans violence ni résistance. Il a été immédiatement placé en garde à vue. Quatre armes à feu ont été retrouvées à son domicile. Elles ont été placées sous scellés pour les besoins de l’enquête.

Au total, cette opération aura mobilisé 34 gendarmes, ainsi que les pompiers et l’ensemble de l’équipe municipale, qui aura apporté une aide logistique monumentale, en mettant notamment à disposition des salles, préparé les cafés et apporté les croissants. Le maire de Cussac, Dominique Chambon, est resté sur place toute la nuit, veillant à répondre aux besoins des gendarmes.

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